Les résistances des esclaves
Une "résistance au jour le jour" se décèle dans tous les domaines de l'activité de l'esclave et se manifeste d'abord dans son travail.
Que ce fût sur la plantation, à la mine ou dans la maison du maître, le Noir opposait ses armes favorites :
inefficacité, paresse délibérée, refus de travailler, sabotage de la tâche, évasion momentanée pour se soustraire, en simulant souvent la maladie, ou sous divers prétextes.
A cela s'ajoutent le chapardage, le mensonge, la dissimulation, l'esquive, l'avortement, l'infanticide, la satire, le suicide, les incendies volontaires.
Enfin il y a les révoltes, individuelles et collectives qui furent nombreuses durant les 5 siècles de l'esclavagisme européen.
Les forêts, marécages, montagnes étaient des cachettes idéales pour les esclaves en fuite.
Les esclaves marrons (fugitifs) se rassemblaient en petites communautés ("mocambo" ou "quilombo" au Brésil) qui faisaient la guerre au système colonial.
Le Nègre marron Zambi La plus célèbre de ces communautés a été le quilombo de Palmarès (près de la ville de Recife au Brésil) dont la population était estimée à 20 000 âmes.
Pendant près d'un siècle (1604-1694), il a survécu à tous les efforts des colons portugais et hollandais pour en venir à bout. L'un des chefs de Palmarès fut Zambi (voir photo).