Victor Schoelcher

Victor Schoelcher (voir photo ci-contre) était un homme politique français, d'origine alsacienne, né à Paris le 22 juillet 1804. Lorsqu'il était sous-secrétaire d'Etat à la Marine en 1848, il avait un grand projet qui lui tenait à coeur. Il pensait qu'on ne pouvait pas en même temps revendiquer le suffrage universel en métropole (tout le monde peut voter sauf les femmes) et tolérer l'esclavage dans les colonies.
Le
décret d'abolition de l'esclavage du 27 avril 1848 marque l'apogée de son combat pour l'humanité.
Victor Schoelcher est mort, le 25 décembre 1893, à l'âge de 89 ans, dans sa maison au 24 rue d'Argenteuil, devenue depuis l'avenue Schoelcher, à Houilles (Hauts-de-Seine).
Ses cendres sont aujourd'hui au Panthéon à Paris.
Victor Schoelcher était un riche bourgeois. C'est son père, fabricant de céramique à Paris, qui lui a fait découvrir l'esclavage par hasard. En 1830, il envoya son fils en Amérique pour trouver de nouveaux clients. Victor Schoelcher ne trouva pas de clients mais découvrit l'esclavage et les affreuses conditions de vie des Noirs. Cette situation le révolta. Il visita les Etats-Unis d'Amérique, les Caraïbes... et il commença à écrire.
Schoelcher n'était pas un très bon homme d'affaires. Ce qui l'intéressait, c'était la musique, la lecture, l'écriture et les voyages. Mais lui il ne voyageait ni pour découvrir ni pour conquérir, mais pour comprendre comment les gens vivaient dans les autres parties du monde.
Grâce à sa grande connaissance de l'esclavage, en 1848, il réussit à imposer l'idée pour laquelle il se battait depuis presque 20 ans : abolir immédiatement l'esclavage et faire des Noirs des citoyens de la République.
Tout le monde n'était pas d'accord avec lui. En effet, il existe envers les Noirs ce que l'on appelle un préjugé de couleur. Cela veut dire que beaucoup de monde pense qu'être Noir veut dire être inférieur.
Après 1848, Victor Schoelcher continua sa vie politique. Il fut député de la Martinique et ensuite sénateur. Cependant durant tout le second Empire, à cause de ses idées, il dut vivre en Angleterre. Il était proscrit car républicain. Là, il partagea le sort d'autres personnages célèbres comme Victor Hugo dont il devint l'ami. En 1870, après la chute de Napoléon III, il rentra en France.
Victor Schoelcher continua à se battre pour ce en quoi il croyait : il voulait faire supprimer la peine de mort, que l'Etat se charge de l'éducation des enfants, que les femmes aient une meilleure position dans la société.
A la fin de sa vie, comme il ne s'était jamais marié et qu'il n'avait pas eu d'enfant, il décida de donner tout ce qu'il possédait.